Du 29/05/2026 au 29/06/2026 « On va parler de gentrification » résidence-expérimentation de Laura Ego, Elina Stoflique et Artichaut à la Chambre des méthodes.

On va parler de gentrification.

On collecte des histoires de luttes menées sur le terrain, des outils juridiques, des stratégies militantes, des mobilisations d’habitantes, des formes de résistance, des tactiques inventées pour faire face aux expulsions, à la spéculation, à la multiplication des boites à clés, à la transformation des quartiers. On rassemble des faits et des expériences. On les met en commun. On travaille de manière factuelle et située.

Puis on transforme tout ça en image. À plusieurs, on compose une fresque faite de fragments, de textes, de dessins. Un montage de luttes. Une cartographie visuelle des manières de s’organiser et de résister face à la gentrification. Un mode d’emploi. Quelque chose qui puisse circuler, servir, donner envie d’agir.

Elina Stoflique est issue d’une formation artistique (DNSEP mention Espaces, option Art, ESADSE, 2022) pendant laquelle elle a pratiqué l’édition d’artiste et la conférence performée. Son travail a été récompensé par le prix Artpress x Manifesta en 2023. Elle est bénévole à L’envers des pentes, association à l’origine d’un programme de résidences d’artistes plasticien·nes en refuge de montagne dans le parc national des Écrins. Actuellement masterante à l’université Grenoble Alpes (Master 2 Arts, Lettres, Civilisations, parcours Comparatisme, Imaginaire, Socio-anthropologie), son mémoire de recherche se concentre sur des artistes plasticien·nes contemporain·es ayant la particularité d’être aussi berger·ères, et dont elle étudie le travail à l’aune de la tradition pastorale.

Laura Ego vit à Saint-Étienne et se considère comme une Stéphanoise de cœur. Il travaille et bénévole dans différentes associations locales et notamment dans une radio où elle participe à une émission d’enquête militante et documentaire. Issu d’un parcours artistique, il continue de créer collectivement et aléatoirement des affiches, des cartographies, des films, des podcasts, des costumes, des dessins, des textes, des spectacles… souhaitant que sa pratique reste un outil qui s’adapte aux luttes qu’elle soutient.

Artichaut est un nihiliste anti-tout, y compris l’art, le design et les résidences.